OSONS


Création le 16 juillet 2017

« OSONS » … C’est un livre de Nicolas Hulot, édité en octobre 2015, à l’époque où il ne savait pas encore qu’il serait Ministre d'État, Ministre de la Transition écologique et solidaire …

Cela change tout ! Car ce message n’est plus le « plaidoyer d’un homme libre », mais celui d’un responsable politique face à des « lobbies » puissants de toutes sortes, le plus souvent contradictoires voire mêmes internationaux.

Face à tous ces problèmes fondamentaux, compliqués à souhait à moyen et à long terme, saura-t-il se pencher sur des problèmes à court terme - faciles en plus à résoudre - tels que l’éradication des substances chimiques qui nourrissent les algues vertes lesquelles pourrissent nos côtes ?

Chinois en 2010
Chinois en 2011

En moins d’une génération, les humains n’en finissent plus de jeter leurs déchets qui, par gravité, se rassemblent en mer.  Si Nicolas Hulot dit « Osons ! », nous lui répondons  « Osez ! ».

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Mais tout d’abord, qui est Nicolas Hulot ?

Nicolas Hulot est un journaliste, animateur et producteur de télévision, écrivain et homme politique français, né le 30 avril 1955 à Lille.

D'abord connu du public pour son émission télévisée "Ushuaïa", il s'engage dans la protection de l'environnement et la sensibilisation du grand public sur les questions écologiques.


En 1990, il crée la Fondation Ushuaïa, qui devient ensuite la Fondation Nicolas-Hulot pour la nature et l'homme. Critiqué par une partie du mouvement écologiste français comme étant trop consensuel, il est le coauteur du Syndrome du Titanic, un film sorti en 2009 visant à interpeller sur l’« urgence écologique ».


Depuis, les projets et les partenariats n'ont cessé de se développer. Ses « partenaires fondateurs » sont EDF, l'Oréal et TF1.

Après avoir travaillé aux côtés des enfants et des enseignants, en 2005, la Fondation Nicolas-Hulot et l'Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) lancent l’opération « Défi pour la Terre ». Elles invitent le public, les collectivités ou les entreprises à être dans les gestes de la vie quotidienne, plus respectueux de l’environnement.


En 2009, la Fondation franchit une nouvelle étape en lançant la campagne ÉVOLUTION. Face au carrefour de crises écologique, sociale, financière, la Fondation Nicolas Hulot invite chacun à se projeter dans l'avenir, à oser l’inédit pour bâtir autre chose, ouvrir un nouveau chapitre de notre histoire individuelle et collective. Avec le Comité de Veille Écologique, la Fondation entend participer à sa mesure à ce grand défi, en encourageant la volonté d’agir et en mettant au débat des pistes de réflexion pour construire demain autrement.


Apprécié de l'opinion publique française, Nicolas Hulot est régulièrement en tête des sondages de popularité. En 2016, il est l'homme politique le plus populaire selon un sondage de l'institut Odoxa pour le Parisien, mais sans que cela se traduise en intentions de vote.

Il considère déroutant de devoir continuer d'expliquer que la décroissance est inévitable suite à l'épuisement de certaines ressources, et précise que le capitalisme s'il est débridé dans un monde physiquement limité, et inégalitaire dans un monde interconnecté, va au désastre, « à cause de la nature et de la nature humaine », la nature arrivant au point de rupture et les nations et les individus se battant pour les ressources.

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Son livre « OSONS » se compose de quatre chapitres, qui sont autant de pamphlets. Nous en extrayons quelques phrases fortes pour en faire un florilège :

VERS UN NOUVEAU CONTRAT SOCIAL


- Osons dire que le fatalisme des uns provoque le fanatisme des autres.
- Osons l’action plutôt que les déclarations, l’ambition plutôt que la résignation.
- Osez déranger le clan des parvenus.
- À vous les jeunes, je voudrais donner à méditer ces mots du Dalaï-lama : « Si vous pensez que vous êtes trop petit pour changer le monde, alors faites l’expérience de dormir avec un moustique et vous verrez qui empêche l’autre de dormir. »
 

- Osez l’utopie (Nicolas veut parler de l’utopie positive, à la base des grandes découvertes, et non de l’utopie négative qui est un prélude à des réalités cauchemardesques)
- Un proverbe africain dit : « On entend le fracas des arbres qui tombent mais jamais le murmure de la forêt qui pousse. »
- Il faut taxer ce qui est négatif et encourager ce qui est positif. Or aujourd’hui, on fait le contraire.
- Arroser les cultures de pesticides est un non-sens que l’on paie plusieurs fois.

12 PROPOSITIONS ESSENTIELLES POUR LES DÉCIDEURS POLITIQUES
 

Parmi lesquelles :
7 - Garder sa couleur bleue à la terre.
L’océan est devenu notre ultime poubelle : toutes les eaux polluées (par l’agriculture, les villes, les industries), de même que les déchets non traités, aboutissent à la mer. Résultat : un « septième continent » constitué de déchets s’est formé dans le nord-est du Pacifique.
 

8 - Préserver les sols, supports à la vie.
Déforestation, surpâturage, excès de labour, arrachage des haies, utilisation de pesticides, excès de fertilisation chimique et défaut de recyclage. Les conséquences sont dramatiques pour les populations.
 

11 - Réinventer la démocratie.
Les démocraties occidentales connaissent une profonde crise. Pour améliorer la démocratie représentative, il s’agit également de renforcer à ses côtés la démocratie participative.

10 ENGAGEMENTS INDIVIDUELS

 

Parmi lesquels :
3 - Manger moins de viande, mais de meilleure qualité.
 

8 - Il est possible de donner un peu de son temps pour contribuer à la préservation de la nature. Voir le site www.jagispourlanature.org

 
UN APPEL : CHEFS D’ÉTAT, OSEZ !


3 - Mettre fin aux abus des multinationales (Difficile, il faut commencer par mettre fin aux abus des « locales », bien plus puissantes face aux citoyens!).
Osez en finir avec les beaux discours et les déclarations d’intention, avec la tentation de remettre à plus tard les décisions : agissez !

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Nous ajouterons volontiers deux chapitres au livre, à l’intention du Ministre Nicolas Hulot :

1 - LES STATIONS D’ÉPURATION


Un fonctionnaire, que personne ne saurait accuser d’incompétence, a émis un « Code de la Santé publique » où il est précisé : « Le raccordement des immeubles aux réseaux publics de collecte disposés pour recevoir les eaux usées domestiques et établis sous la voie publique à laquelle ces immeubles ont accès soit directement, soit par l'intermédiaire de voies privées ou de servitudes de passage, est obligatoire dans le délai de deux ans à compter de la mise en service du réseau public de collecte. » 


Mais il n’a pas su faire la différence entre une maison et un immeuble, entre une ville et une campagne, entre un terrain perméable et un terrain imperméable.

Il n’a pas su non plus qu’il existe des procédés d’épuration écologique qui évitent de construire des milliers de kilomètres de canalisation aux frais de l’usager - tout ceci pour le plus grand bien des sociétés d’épuration d’eau …

Mais il n’a pas dit, non plus, que les stations d’épuration ne doivent pas rejeter dans la nature leurs boues, surtout en mer, créant des pollutions sur des dizaines d’hectares. D’autres fonctionnaires ne désapprouvent pas ces rejets, en prétextant qu’il s’agit d’un particulier « qui a tiré sa chasse d’eau », et en justifiant la nécessité de se raccorder à ladite station d’épuration fautive !

2 - LES ALGUES VERTES

Nitrates, phosphates, pesticides, etc empoisonnent les rivages bretons et autres. D’importantes subventions ont été engaggées pour lutter en principe contre les pollution, mais pas contre les pollueurs. Regardons l’embouchure de ce tout petit fleuve côtier breton de 8 kilomètres de long. 




L’année 2017 est une année faste pour les algues vertes : au lieu de se vautrer sur la plage en début juillet, elles ont voulu assister en force aux élections législative. Soit quinze jours d’avance. La municipalité s’inquiète enfin : il faudra oser.  Comment faire ? Nous avions bien sûr alerté les autorités compétentes, Ministres de l’écologie comprises …






Juillet 2017

Alors, nous avons profité de la "vague" « En marche », et nous avons pris contact avec notre députée. La solution est simple, encore faut-il qu’elle soit appliquée.

Monsieur le Ministre, c'est le moment d'oser, alors « OSEZ ». Et vous mériterez alors le pseudonyme de « Nicolas CULOT ».